Cancer et nutrition : la curcumine en essai clinique

La capacité de Curry — et du Curcuma qui rentre dans sa composition — à combattre le cancer va être remise à l’épreuve.

Grâce à une substance chimique trouvée dans le curry, une batterie de tests sur sa capacité à détruire des tumeurs cancéreuses au niveau des intestins va être lancée prochainement chez des patients.

Cancer et nutrition : la curcumine à l’essaiSelon la BBC (édition web du 07/05/2012), la Curcumine, qui se trouve dans l’épice Curcuma (qui rentre dans la composition du Curry utilisé en cuisine), a été lié à des effets très positifs sur la santé. Des études ont déjà montré qu’il peut combattre dans certaines mesures les cellules cancéreuses cultivées en laboratoire et les avantages ont été suggéré notamment auprès de patients atteints de démence ou d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

CurcumaEn Grande-Bretagne, les hôpitaux de Leicester seront le fer de lance d’une enquête auprès de nombreux patients qui vont consommer de la curcumine aux côtés de médicaments de chimiothérapie dans le cadre de leur protocole.

Vu le nombre considérables de personnes diagnostiquées avec un cancer du côlon chaque année dans le monde, cette enquête devrait donner de l’espoir pour des traitements futurs, afin de compléter des traitements et combinaisons de médicaments de chimiothérapie qui ne répondent pas toujours positivement pour l’heure.

La Curcumine nommée aussi Diféruloylméthane ou parfois safran des Indes est un pigment naturel qui provient du Curcuma. Pigment principal (pigment polyphénolique, curcumoïde) du curcuma Curcuma longa — il donne la couleur jaune dans le secteur des colorants alimentaires sous le nom de colorant E100.

Quarante patients du Leicester Royal Infirmary et du Leicester General Hospital prendront part à l’essai clinique, afin de comparer les effets de la curcumine par la prise orale de pilules avant le début du traitement de chimiothérapie standard.

Lorsque le cancer du côlon s’est propagé chez un patient atteint, il est très difficile à traiter, en partie parce que les effets secondaires de la chimiothérapie peuvent limiter la durée du traitement et mettre en jeu le protocole. « La perspective que la curcumine pourrait augmenter la sensibilité des cellules cancéreuses à la chimiothérapie est excitante parce qu’elle pourrait signifier qu’en donnant des doses plus faibles de chimiothérapie, il en résulterait moins d’effets secondaires et garder un traitement plus longtemps« .

Cette recherche est à un stade très précoce, mais l’étude du potentiel des produits chimiques de plantes pour traiter le cancer est un domaine fascinant qui pourrait fournir des indices sur le développement de nouveaux médicaments à l’avenir.

© Jimmy Braun


Sources

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